L’année dernière, après quelques mois d’accalmie j’ai franchi le pas d’aller me “former” si on peut dire ça comme ça, à la médiumnité.

En fait, j’avais besoin d’être rassurée. Car on naît avec la médiumnité ou du moins quand elle fait partie de notre vie, on n’a pas forcément le mode d’emploi et surtout, je crois, qu’à un moment donné on cherche vraiment à comprendre ce qu’il se passe en nous, ce que l’on vit, ce que l’on ressent, pourquoi ça nous fait ça.

On se sent différent et on n’a pas envie de ressentir ça. On perçoit et sincèrement il y a des moments où ces perceptions ne sont pas agréables. On peut aussi ne pas avoir envie de savoir !

Quand des personnes me demandent comment ça se passe ou me disent “ouha c’est génial”, en règle générale je fais la moue. Car, la médiumnité, je ne la vis pas forcément avec douceur. J’ai encore énormément de mal à l’appréhender. Je sens qu’il m’est difficile (encore) d’en comprendre la raison d’être. Je sens que j’ai besoin de temps pour qu’on devienne vraiment amie.

Et, en même temps, je sens bien quand dans certains moments, elle me rend service car elle me permet de revenir à moi, de me connecter à la Nature de manière profonde et sincère. Je sens que je suis inspirée. Je sens qu’elle me relie à plus grand que moi et me fait comprendre que nous sommes tous reliés.

Ces dernières années, je n’ai souvent vu que le côté négatif de la médiumnité. Je n’arrivais pas à lire le côté positif. Certaines personnes plus aguerries que moi, qui avaient fait un plus long chemin que le mien sur le sujet me disait “c’est une chance”, “c’est un cadeau”. Encore aujourd’hui quand j’entends, ça j’ai envie de dire : “tiens je te la donne”, “vas-y prends là”.

Et, alors, ça revient, ça peut même s’accélérer.

Heureusement, depuis que j’ai été “formée”, il y a un lien qui me soutient indéfectiblement, c’est celui de mon guide. Parfois, le lien se délite un peu et puis il se retend. Je sens que je suis guidée aussi pour mon bien. Tout au début de ma grossesse, les guides m’ont soufflé à l’oreille que je ne pourrai plus faire de médiumnité bénévole dans les associations ou pour des personnes quand j’arriverai entre le 4ème et le 5ème mois de ma grossesse. Ils ont même fini par me donner une date précise. Pour cela je les remercie sincèrement car cela me permet de me mettre à l’abri d’une certaine manière, de mieux appréhender mes émotions qui sont si intenses pendant ma grossesse.

C’est étonnant combien certains messages sont tellement clairs, extérieurs à soi et posés qu’ils viennent vraiment résonner à l’intérieur et sonne comme un dong le moment d’une écoute attentive et constructive. Ces messages là je les chérie car ils structurent cette capacité en moi.

Depuis plusieurs jours maintenant, je lis le livre de Loan Miège. J’adore cette auteure qui nous transmet avec coeur son vécu sur la médiumnité et aussi des ressources pratiques pour ne plus sentir seul.e avec la médiumnité. Dans son livre Comment apprivoiser et développer sa médiumnité, elle nous invite à comprendre les mécanismes qui se passent en nous, comment la médiumnité fonctionne. Elle a rédigé tout un chapitre sur la responsabilité que l’on porte à être médium. Une vraie pépite.

Dans ses propos introductifs, elle pose le cadre et les conséquences d’une médiumnité, je dirais, non structurée et des implications que cela a d’exercer professionnellement dans ce domaine. Cet ouvrage est une mine d’or. Je sens qu’il me réconcilie, qu’il adoucit ma relation à la médiumnité, qu’il me permet qu’elle devienne mon amie.