Lorsque j’étais thérapeute psycho-corporelle et que j’exerçais pour accompagner les victimes de violences sexuelles, j’étais clairement accompagnée. Par mon guide spirituel pour tout ce qui concernait ma vie perso et l’équilibre avec ma vie pro. Par mes guides de boulot comme dirait Florence Hubert auprès de qui j’ai pu structurer ma médiumnité.

A présent, il est clair que j’ai passé un cap pour accompagner les victimes qui le souhaitent et que désormais c’est bien de la médecine de l’âme dont il s’agit.

En tant que thérapeute psycho-corporelle, j’accompagnais déjà l’âme avec les outils qui étaient les miens. Je faisais pratiquer des exercices psycho-corporels de reconnexion au corps, au coeur et aussi à l’âme. Certains exercices apportaient des étonnements forts, des transformations importantes. On repartait de mon cabinet transformé.

En fin de compte, je constate que c’est vraiment de cela dont les personnes victimes ont le plus besoin. Travailler le sens des blessures de l’intime. Le pourquoi j’ai été violée ? Pourquoi on m’a fait ça et pourquoi on me l’a fait comme ça en plus ? Et, réussir à faire son pas de côté. Trouver cette échappée pour enfin tourner une vraie page et faire que ce qu’on a vécu, ce dont on a été victime ne définisse pas notre vie. Faire qu’on parvienne à constater que si on en est là aujourd’hui c’est parce que avant tout cela, on possédait déjà cette force en nous ! Cette force de vie.

Alors comment expliquer ce qu’est une séance de médecine de l’âme des blessures de l’intime ? Je n’aime pas trop le mot séance mais je n’en trouve pas d’autre pour expliquer pour l’instant.

Je dirais que c’est une rencontrer d’âme à âme avec le soutien de l’au-delà pour permettre de prendre conscience de ce qui a été et du champ des possibles qui s’ouvre devant soi. C’est un moment unique pour sentir combien on est présent ici et maintenant, ensemble, démontrer qu’on est bien plus puissant que ce qu’on imagine, prouver la capacité de résilience.

Dans la vidéo que je partage aujourd’hui dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, j’ose te partager des confidences intimes.

Je te partage une partie de mes scénarios traumatiques. Comment j’ai dit “oui” au viol que j’allais subir. Cela peut faire mal de lire cela mais je t’assure que c’est important de le regarder.

Comment j’ai ressenti un “plaisir sexuel” qui n’était pas choisi et comment je fais avec ça dans ma vie de femme aujourd’hui ?

Comment je me suis sortie de mon amnésie traumatique physiologique, de cette sensation corporelle insupportable qui me collait à la peau ?

Comment je suis parvenue à aimer ma mère et comprendre quelle était la cassure qui faisait que je n’arrivais pas à ressentir tout cet amour qu’elle me donnait pourtant.

Et, je te confie ce que tu peux faire. Nous sommes nombreuses à avoir été violées. Nous serons nombreuses à ne pas nous laisser dicter par la violence et à nous placer sur le chemin qui est le notre, celui de notre bien-être, celui de notre re-naissance.

Amitiés à toi qui m’a lu jusque là.